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Julien ALMANSA : "Le jour où j'ai été contacté pas l'US Postal..." (Villemur sur Tarn, cyclo-cross)


Dimanche 28 novembre se déroulait le 25ème Cyclo-cross de la ville de Montauban, dernière manche avant les championnats de Midi-Pyrénées cyclo-cross FSGT organisés à Muret le dimanche 5 décembre. Cette semaine dans notre dossier cyclo-cross nous sommes justement partis à la rencontre du vainqueur de l’épreuve montalbanaise, Julien Almansa, licencié à l’AS Villemur-sur-Tarn et qui réalise un doublé une semaine après sa victoire à Cahors. Du haut de ses 37 printemps, il nous fait partager ses premiers tours de roues sur la piste de Sesquière, se souvient de ses plus beaux bouquets et de son passage chez l’US Postal à l’époque où un certain Lance Armstrong était un miraculé qui allait reprendre le vélo. Julien Almansa nous parle aussi de Sébastien Ugolini, « son poulain » qui a terminé juste derrière lui le week-end dernier alors que les grosses échéances arrivent. Interview découverte d’un coureur exemplaire qui prend plaisir à transmettre son expérience et sa passion du cyclo-cross…



Almansa devant son poulain Ugolini, tout un symbole
Almansa devant son poulain Ugolini, tout un symbole
Quel est ton premier souvenir sur un vélo ?
Mon premier souvenir sur un vélo, c'est sur un BMX sur la piste de Toulouse Sèsquière (époque où avait lieu les premiers championnats d'Europe de BMX).

Premier souvenir en course ?
Mon premier souvenir en course, c'est ma première course en minime 2 où je termine à la 12ème place, mais surtout, j'avais oublié de mettre le grand plateau. On en parle encore avec mon coach Jean Belgarric (celui de Sébastien Ugolini aussi)...

Un modèle ? Une idole ?
Étant plus jeune je n'avais pas d'idole, mais de l'admiration pour mon père.

Peux-tu nous raconter quel est ton parcours, ton palmarès ?
Mon parcours cycliste est simple. J'ai commencé à ''marcher'' comme on dit, en cadet 2ème année, puis en juniors et séniors tout en gravissant les marches une par une. C'est mon coach qui m'a mis dans le Cyclo-cross, épreuve que j'apprécie au fur et à mesure de ma progression. Je terminerai 3ème de la coupe de France espoir et 3ème des championnats de France Espoir en 1993 à Montreuil. Depuis ce moment là, j'intègrerai l'équipe de France de Cyclo-cross jusqu'en 1998. J'ai terminé 3ème des 1er Jeux Olympique Militaire à Sulmona (Italie) en 1995, faisant parti du Bataillon de Joinville, 3ème de la coupe de France Élite (Pro compris), 3ème d'une manche de la Coupe de France Élite. 3 fois champion National FSGT de Cyclo-cross, dont 2010.

Plus beau bouquet ?
Ils sont tous beaux ! Une victoire n'est jamais facile quelque soit la course, mais je dirai quand même que mon premier podium des championnats de France Espoir. Je termine 3ème.

"L'US Postal ne me gardera pas en raison de la signature du contrat d'un certain Lance Armstrong"

Julien ALMANSA : "Le jour où j'ai été contacté pas l'US Postal..." (Villemur sur Tarn, cyclo-cross)
Est-ce vrai que tu-as failli signer à l’US Postal ?
Oui, j'ai été contacté pas L'US Postal, en 1998 comme stagiaire pro. J'ai participé lors de la fin de saison à quelques courses, comme le GP Guillaume Tel en Suisse, le Paris Bourges, etc. L'US Postal de ne me gardera pas en raison de la signature du contrat d'un certain Lance Armstrong, au budget plutôt important... Ce fut une très bonne expérience pour moi, presque l'aboutissement de mon objectif.

Meilleur moment dans le cyclisme ?
Quand je suis arrivé à L'US Postal justement ! Quand on m'a donné mes vêtements, et qu'on m'a dit « désolé on a que ça » ! Je me serai cru à Noël. .. Alors que dans des clubs il faut parfois se battre pour avoir telle ou telle chose, et là c’était juste énorme.

Moment le plus compliqué en vélo ?
On va dire quand j'ai du me battre pour un constat de carence, suite à l’arrivée d'une course très compliquée, que je gagne à Montendre-Saintes. C’était une course d'attente de la célèbre classique Bordeaux-Saintes, mais très réputé chez les jeunes. Suite à une erreur d'aiguillage à 800m de la ligne, nous sommes 3 en tête, légèrement détaché l'un de l'autre, et le signaleur présent, nous dirige pas du bon côté! Lorsque je m'en aperçois, je reprends le bon chemin et arrive seul sur la ligne ! Les 2 autres arrivent, sur la ligne mais par une rue adjacente. Donc réclamation, discussion avec les arbitres, et le temps passe, sans me rendre compte qu'il y avait un contrôle médical et que les 3 premiers devaient y aller, avec un délai de 1 heure! Et nous, nous étions toujours dans l'attente du classement des arbitres ! Donc j'ai du défendre ma cause avec l'aide d'un avocat qui était présent ce jour là puisque président de fédération du Poitou Charente à ce moment là. Au bout de quelques mois, le non lieu à été prononcé en ma faveur avec soulagement. Mais quelle bataille. Je me souviendrai toujours, un mercredi, rentrant de l'école et mon père m'attraper par l'oreille en me demandant des explications sur ce recommandé expliquant la situation...

"Sébastien Ugolini, c’est mon poulain !"

Avec ou sans moteur, pour Julien, c'est du deux roues !
Avec ou sans moteur, pour Julien, c'est du deux roues !
Qu'elle est ton autre passion ?
C'est la moto, surtout la « moto information » ! Je suis la course sur route avec ma moto équipée de radio de liaison avec les arbitres et suiveurs, pour relater les faits de courses (échappé, écarts, GPM, PC et tout mouvement de course) on appelle ça radio tour… J'aime le bricolage, les pelles mécaniques, la musique, le ski, en fait je suis ouvert à tout !

Ce que l’on peut te souhaiter pour cet hiver ?
Tout simplement, ce que l’on peut me souhaiter pour l'hiver, de prendre du plaisir avant tout, d'avoir la santé, et de garder ma tunique Bleu Blanc Rouge.

Enfin, parle-nous un peu d’un jeune qu’on suit de près sur SPORT31, Sébastien UGOLINI ?
Ah mon poulain Sébastien... C’est quelqu'un de très timide et réservé mais aux capacités énormes. Je dirais qui d'ailleurs est en train de se rendre compte des ses possibilités… C'est mon petit frère, on n’a pas besoin de se parler en course, comme dimanche à Montauban par exemple. Qui doit prendre confiance en soit pour atteindre comme moi le haut niveau, et je l'aiderai.

Je te laisse le mot de la fin...
Alors je terminerai par un gros remerciement à ma femme, qui fait beaucoup de concessions pour me permettre de m'entrainer, mes parents toujours présents pour moi, mon coach (2ème père) qui s’appelle Jean Belgarric et qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui en tant qu'athlète. Enfin Arnaud Désœuvre et La Cyclerie pour le matériel vélo.

propos recueillis par N.L.C.


Mercredi 1 Décembre 2010



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