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Laurent JALABERT : "Le leader, c'est le maillot bleu, blanc, rouge !" (Melbourne, championnat du monde, cyclisme)Il va vivre ce week-end ces deuxièmes mondiaux. Laurent Jalabert s'est envolé la semaine dernière vers l'Australie et Melbourne avec sept coureurs pour tenter d'accrocher un résultat. Le Mazamétain emporte avec lui toute son envie et son optimisme avec un groupe hétérogène qui peut se battre sur tous les fronts. Il était en direct vendredi dernier dans l'émission "Il va y avoir du sport" sur Radio Occitania. Retour sur cette interview exclusive. (par Nicolas Le Cheviller)
Avec un groupe diversifié, Laurent espère bien figurer.
Laurent , les championnats du monde se déroulent en Australie. Comment s’organise un tel voyage, notamment vis-à-vis du décalage horaire ?
Chaque coureur a eu l’occasion de travailler avant le départ. Ils sont donc tous en forme. On va affronter un long voyage avec un décalage horaire important de huit heures. Il va donc falloir prendre le temps de récupérer et d’assimiler tout cela avant de se remettre à travailler sérieusement. Je pense que pendant deux-trois jours se sera de l’entretien et surtout essayer de retrouver ses repères avant de faire en milieu de semaine prochaine une belle sortie. Ensuite on sera à trois jours de la course et normalement cela devrait bien se passer. Pouvez-vous nous donner votre œil sur ce parcours qui est long et usant mais visiblement pas autant difficile que les autres années, ce qui fait penser à certains sprinteurs qu’ils peuvent faire une belle course ? Les année se suivent et ne se ressemblent pas. D’habitude il s’agit d’un circuit très sélectif où la différence se fait dans les vingt derniers mètres. Cette année le circuit est plus accessible mais néanmoins pas si simple. On le promettait aux sprinteurs mais finalement les premières délégations arrivées sur place constatent que les côtes sont très pentues et que les sprinteurs ne seront pas tellement à la fête, donc rien n’indique aujourd’hui que la course va s’orienter vers un sprint d’autant plus qu’il y a des nations motivées pour organiser une course de mouvement. C’est une course de 260km qui se cour en circuit et il faut s’adapter aux circonstances de course.
"Un peu de jeunesse et de folie dans cette équipe"
De toute façon vous avez pris un peu de tout dans votre packetage. Des sprinteurs mais aussi des garçons assez audacieux. Pour dire un mot sur chacun, il n’y a pas de leader désigné dans votre équipe ? J’ai la chance d’avoir sept leaders. Pour moi le leader désigné est le maillot bleu blanc rouge. Ensuite, il y a sept garçons qui vont porter ce maillot et chacun peut avoir sa chance. Sur une course de mouvement, chacun peut avoir sa chance. Ils ont tous leurs qualités propres, ils peuvent tous rêver mais le plus important est de savoir courir en équipe pour essayer d’en mettre un sur le podium. Evidemment s’il y a un sprint, nous avons un sprinteur qui est très en forme en ce moment, c’est Romain Feillu mais il lui faudra passer toutes les difficultés pour se présenter dans la dernière ligne droite. Mais s’il y aune course de mouvement, nous avons aussi des gars qui sont capables de se glisser dans les échappées. Il y a plusieurs options en fait et ce qui est intéressant dans cette équipe. Quand on voit votre sélection, on se dit également qu’elle a un goût d’avenir avec Yoan Offredo et Cyril Gauthier… Bien sûr. Il y a de d’abords l’objectif présent qui est la course de dimanche et ensuite il y a des garçons d’avenir. On a eu droit cette année à prendre sept coureurs. J’ai donc voulu y mettre un peu de jeunesse et de folie dans cette équipe avec ces deux coureurs qui font parti de la génération qui devront porter haut les couleurs de la France dans les années à venir, sur des championnats du monde notamment. Ce sera une belle expérience pour eux et j’espère qu’elle leur servira dans quelque temps mais qu’en même temps, qu’ils soient capables de s’illustrer dès cette année. En cas d’arrivée massive il y a bien sûr Romain Feillu mais des garçons comme Bonnet ou Gelin peuvent également être catalogué sprinteurs. Dans ces cas là, n’y a-t-il toujours pas de leader ou le mot d’ordre est de courir pour Feillu ? Cela est mon rôle de manager, se sera à moi de dicter les règles mais il est évident que si Feillu est passé, il est le plus rapide de tous. Je pars du principe que l’on favorise le plus rapide. Les ambitions personnelles elles peuvent exister mais elles passent après les objectifs de l’équipe. propos recueillis par N.L.C et A.C. Mardi 28 Septembre 2010
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