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Maurice ROZENTHAL : "Je suis un compétiteur investi à 100% dans le hockey !" (Toulouse Blagnac, hockey sur glace)Maurice Rozenthal a le profil type du sportif que tout journaliste rêve d'interviewer. Disponible, simple, modeste et sincère. Le célèbre hockeyeur est depuis la saison 2009-2010 capitaine du Toulouse-Blagnac Hockey Club. En véritable leader il a su apporter son expérience pour hisser le club vers le haut au terme d'une superbe saison conclue par une montée en D1. En amoureux du sport et de 'son' hockey, il n'a pas hésité lorsqu'on l'a sollicité pour parrainer et accompagner Sport31.fr. Portrait d'un type bien ! (par Sébastien Zanato)
Maurice, avant toute chose pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le hockey sur glace, ses principales règles ?
Il faut déjà préciser que le hockey sur glace est le sport collectif le plus rapide au monde. C’est un sport qui se pratique à six contre six sur la glace en incluant le gardien et il y a une vingtaine de joueurs en tout dans l’équipe. On observe des roulements de lignes, des changements de lignes comme on l’appelle toutes les 30 secondes à une minute. Suivant le nombre de joueur par équipe, il n’est pas rare de voir trois lignes de joueurs qui rentrent successivement sur la glace. Le match se déroule sur trois périodes de vingt minutes. Le but étant de mettre un palet au fond d’une cage. Après il existe d’autres règles plus complexes, mais de manière générale en voici les principales. Comment avez-vous découvert ce sport ? Vers quel âge ? J’ai commencé assez tôt le hockey sur glace. J’ai un frère jumeau qui joue à Dunkerque. On a suivi notre grand frère qui le pratiquait déjà. Donc dès deux an et demi, on était sur des patins. Puis c’est devenu très rapidement comme une drogue, comme quelque chose que l’on faisait naturellement. Personne ne nous a poussé. C’est le sport que l’on a aimé et que je pratique depuis plus de trente ans maintenant. A quel moment avez-vous eu envie d’en faire votre métier ? Cela vient naturellement avec l’âge. Oui j’en ai fait mon métier mais pour ça n’en a jamais été un. Vous pouvez demander à plusieurs sportifs de haut niveau qui vivent de leur sport, c’est d’abord une passion. En tout cas pour, cela n’est pas un métier mais il est vrai que j’en ai vécu correctement. Il ne s’agit pas de salaires de footballeurs, mais j’ai pu en vivre correctement. Tout cela a commencé à me titiller vers 16-17 ans quand j’ai été approché par certains clubs. J’ai quitté mon club formateur (Dunkerque, ndlr) à 19 ans pour évoluer aux Flammes Bleues de Reims. Ligue Magnus, équipe de France et étranger Vous quittez donc Dunkerque pour un des meilleurs clubs français ! Oui Reims est un club plus huppé qui évoluait en élite et forcément ça donne envie. On me disait bon au hockey, j’avais donc envie de m’étalonner à des joueurs plus renommés en jouant dans l’élite. C’était là le plus intéressant pour moi. Mais encore une fois tout cela s’est fait naturellement. On m’a approché que j’étais encore junior. J’en garde vraiment de bons souvenirs. L’Equipe de France vous a ouverte ses portes très tôt. Quelles sont les principales différences avec la Ligue Magnus (D1 française, ndlr) ? Le niveau international est forcément supérieur. Quand on joue contre les meilleurs de chaque pays le niveau est logiquement plus élevé. J’ai vraiment apprécié d’évoluer à ce niveau là. Mais cela n’enlève rien au championnat de France qui est très bon et qui, petit à petit, devient de plus en plus huppé. Vous avez fait l’essentiel de votre carrière en Ligue Magnus mais vous avez tout de même tenté l’aventure à l’étranger en Suède. Qu’y a-t-il de différent, qu’est ce que vous avez appris là bas ? Tout est différent ! Tout car le hockey est le sport numéro un là bas. Ils ont une culture de ce sport. On peut comparer ça au Canada. C’est comparable avec le football en France. Je suis parti pour jouer en seconde division nationale. Même à ce niveau là, on avait un championnat nettement supérieur à la Ligue Magnus. Personnellement ça m’a donc permis de progresser encore plus, d’apprendre. Là bas en tant que français, on n’est rien en tant que hockeyeur. Pour ce n’était pas comme une remise en question mais j’avais vraiment envie d’apprendre. J’ai toujours eu de l’humilité dans ma carrière mais au départ, cela fait bizarre. Une façon de se prouver que l’on peut évoluer à l’étranger et surtout à un niveau supérieur ? Oui c’est ça. L’envie d’apprendre et, encore une fois, l’opportunité de pouvoir évoluer aux côtés de bons joueurs d’autre pays.
Maurice fait parti des tous meilleurs joueurs français de sa génération
J’ai apporté ce que je pouvais apporter sur mon expérience et mon approche du hockey
Vous êtes revenu en France du côté de Rouen et Morzine pour rejoindre Toulouse lors de la saison 2009-2010. Comment s’est passé votre arrivée ici ? En fait, c’est moi qui ai contacté Benoît Pourtanel du TBHC parce que j’avais un projet de reconversion. Ma femme étant de Castres, on avait envie de pouvoir se poser un petit peu après pas mal d’années à bouger pour le hockey sur glace. Il y avait donc cette envie mais l’âge aidant aussi, il y avait cette idée de pouvoir vivre à Castres et de pouvoir jouer au hockey en se faisant plaisir. J’ai donc contacté le club. Eux étaient d’accord pour m’accueillir. Il faut dire que tout s’est très bien passé surtout avec la saison que l’on a fait (accession en D1, juste en dessous de la Ligue Magnus, ndlr). J’en profite pour remercier le club du Toulouse-Blagnac et ses dirigeants pour l’accueil qu’ils m’ont réservé. J’imagine que vous avez dû vous adapter à un niveau que vous n’aviez pas connus depuis de très nombreuses années ? Ce qui a véritablement changé pour moi c’est mon rythme d’entrainement qui est moins élevé qu’avant. Mes coéquipiers s’entrainent trois fois dans la semaine, moi je viens sur Toulouse que pour un seul. Je me donne toujours à fond sur la glace et dans le vestiaire. Je reste un compétiteur. Concernant le niveau, il est forcément différent car il s’agit de la D2, donc tu troisième échelon français. Néanmoins je prends beaucoup de plaisir à jouer. J’ai toujours dit que je continuerai à jouer tant que j’en ai envie, et pour l’instant c’est le cas ! Vous êtes arrivé dans ce groupe avec votre statut de grand joueur dans ce jeune groupe. D’entrée, avez-vous pris vos marques pour les aider à progresser ? A apporter votre expérience ? Oui bien sur car j’avais envie d’avoir ce rôle là. Je pense que l’on m’attendait aussi pour ça. En m’accueillant, l’entraineur et le président avec cette idée là. Moi je l’ai fait naturellement. J’ai apporté ce que je pouvais apporter sur mon expérience et mon approche du hockey. Après je ne suis pas tout seul dans l’équipe. Il y a beaucoup de joueurs de talent. Il y a eu un mélange qui s’est bien passé entre les jeunes et les anciens et cela s’est vu cette année. Quels étaient les ambitions du Toulouse-Blagnac Hockey Club en début de saison ? Les ambitions étaient plus modestes que jouer la montée. L’on voulait faire mieux que la saison d’avant, c'est-à-dire que le quart de finale du championnat. Cette année, on visait donc une demi-finale. Après en interne on sait très bien que l’on commence une compétition pour la gagner. Donc officiellement, nous avons rempli l’objectif. Entre Castres et Toulouse A quel moment de la saison vous vous êtes dit que vous aviez le groupe pour aller jusqu’au bout ? Après certains matches. On en a fait des bons lors de la saison régulière. J’ai à l’esprit une rencontre que l’on a pu faire à Dunkerque, à Lyon, souvent contre de bonnes équipes. On peut parler là de matches références qui nous ont fait comprendre que l’on avait les moyens de faire quelque chose. Après il y au également eu des passages à vide, des moments où on était moins bien mais on gardait toujours à l’esprit que l’on avait un niveau pour rivaliser avec les meilleurs. Vous êtes venu à Toulouse dans l’optique d’une reconversion au terme de votre carrière. Dans quels domaines ? Ma reconversion est déjà en place en fait. Je suis entraineur général au Castres Hockey Club. C’est ma profession principale. En parallèle je me permet (et on me permet ! ) de pouvoir continuer à jouer au hockey sur glace à Toulouse. J’aide aussi le TBHC chez les jeunes. Je suis à 100% investi dans le hockey sur glace soit en tant que joueur ou pour faire passer un message auprès des jeunes. Pour conclure, un mot pour les lecteurs de Sport31.fr… Je suis très content d’être un des parrains du site. J’espère que les gens prendront du plaisir auprès de ce site pour se renseigner de tous les sports toulousains et en particulier sur le hockey si on lui laisse une place (rires). (propos recueillis par S.Z.) cb[ La semaine prochaine retrouvez l'interview de Claude Onesta (partie 1)]cb Jeudi 16 Septembre 2010
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