Anne-Sophie Barthet : une skieuse toulousaine aux ambitions affirmées

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À seulement 22 ans, Anne-Sophie Barthet s’impose déjà comme l’un des grands espoirs du ski alpin français. Née à Toulouse, elle a fait ses classes dans les Pyrénées avant d’intégrer l’élite du ski en rejoignant le club de Courchevel. Revenue sur les pistes après une grave blessure, elle démarre cette saison avec un partenariat inédit… avec le Toulouse Football Club. Une alliance surprenante mais porteuse de sens pour la jeune sportive.

Un partenariat inattendu avec le TFC

C’est en prenant l’initiative de contacter le club que cette collaboration a vu le jour. Pour Anne-Sophie, ce partenariat est bien plus qu’un simple soutien financier. C’est une opportunité d’ouvrir sa communication à un public plus large, en dehors du monde du ski.
« C’est aussi une façon de montrer mon attachement à Toulouse », confie-t-elle. Et même si le football ne faisait pas partie de ses passions premières, elle reconnaît que le TFC a su casser certains clichés : « J’ai découvert un club qui conserve les vraies valeurs du sport et qui s’engage pour soutenir des disciplines moins médiatisées. »

Le foot, pas vraiment sa spécialité… pour l’instant

Avant ce partenariat, Anne-Sophie l’avoue sans détour : le football, ce n’était pas vraiment son truc. Trop de championnats, des règles parfois floues, une couverture médiatique surdimensionnée à ses yeux. Elle suivait la Coupe du monde comme tout le monde, mais sans vraie passion.
Depuis, tout a changé : elle a donné le coup d’envoi du match TFC – Lens, et même si certains ont jugé le jeu lent, elle a trouvé cela impressionnant. « Peut-être que je vais me découvrir une nouvelle passion », plaisante-t-elle.

Une carrière déjà marquée par les Jeux et les blessures

Des JO à 17 ans : un rêve ou un cauchemar ?

En 2006, à seulement 17 ans, Anne-Sophie prend le départ de ses premiers Jeux Olympiques d’hiver à Turin, devenant la plus jeune skieuse de la délégation française. Une expérience intense… mais loin d’être idyllique.
« Le groupe était tendu, le staff sous pression. Je ne voulais même pas y aller à l’époque. Je savais que je ne jouerais pas une médaille, alors je n’en voyais pas l’intérêt », explique-t-elle avec le recul.
Son deuxième passage olympique à Vancouver sera plus positif, même si la pression du départ lui a joué un mauvais tour : “Je me suis liquéfiée”, dit-elle. Elle skiait vite, avait de l’ambition, mais son mental a flanché.

Une enfance toulousaine et un départ précoce vers les sommets

C’est dans les Alpes du Sud, pendant les vacances, que le ski entre dans sa vie. Plus tard, c’est dans les Pyrénées, au club de Peyragudes, que sa passion prend forme.
« Ma mère faisait l’aller-retour le mercredi pour m’amener aux entraînements. Sandwich dans la voiture, tenue de ski prête… je ne la remercierai jamais assez. »
À 14 ans, elle quitte sa ville natale pour rejoindre le Pôle France dans les Alpes. Un choc culturel et logistique, mais aussi le début de sa carrière professionnelle.

Une intégration pas toujours facile, mais des rencontres décisives

Changer de région à l’adolescence, s’adapter à un nouveau mode de vie, intégrer un environnement de très haut niveau… Anne-Sophie a dû grandir vite.
Elle évoque les débuts difficiles en Savoie, mais aussi les amitiés précieuses nouées là-bas, qui l’ont aidée à s’épanouir.
C’est sans doute lors de sa première Coupe du Monde qu’elle réalise que le ski ne sera pas juste un loisir, mais son métier.

Des ambitions fortes, malgré les blessures

La descente, un sport à risque

Si elle aime toutes les disciplines du ski alpin, les blessures l’ont conduite à se recentrer sur les épreuves techniques. Une lourde chute en descente l’a éloignée des pistes pendant de longs mois :
“Un mois alitée, trois opérations, deux mois en fauteuil roulant, huit mois de rééducation”, énumère-t-elle. Aujourd’hui, elle veut préserver sa santé.

Progresser, étape par étape

30e en slalom, 32e en géant l’année précédente : elle veut faire mieux cette saison.
« Passer sous la barre des 30 me permettrait de partir plus tôt et de profiter d’une meilleure piste. Ensuite, j’espère que ça déroulera jusqu’à la victoire. »

Elle débute la saison avec des douleurs au dos, mais elle garde le sourire :
« J’en ai marre d’appréhender. Maintenant, je vais faire ce que je sais faire de mieux : la blonde et le boulet ! J’agis, et on verra ensuite. »

Et maintenant ?

Ce qui lui manque pour atteindre les sommets ?

« La confiance en moi. Elle a disparu avec ma blessure, mais je sens qu’elle peut revenir vite avec un bon résultat. »
Anne-Sophie veut retrouver l’envie de “bouffer les autres”, cette rage de gagner indispensable pour briller au plus haut niveau.

Cap sur Sotchi

Les Jeux Olympiques de Sotchi sont dans trois ans. D’ici là ?
« On verra à la fin de la saison », conclut-elle avec lucidité.

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